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RDC : voici les dates clés à retenir après la signature de la déclaration de principes entre M23-AFC et Kinshasa à Doha

Un pas significatif a été franchi dans la quête d’une paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo. À l’issue de trois mois d’intenses tractations menées sous la médiation du Qatar, le gouvernement congolais et le mouvement rebelle M23, regroupé désormais sous la bannière de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC), ont signé une Déclaration de principes à Doha. Ce document, salué par plusieurs partenaires internationaux, établit une feuille de route ambitieuse pour mettre fin à plus d’une décennie de conflit dans les provinces de l’Est.

Les engagements clés du texte

Dans cette déclaration, les deux parties reconnaissent la nécessité d’un accord de paix global visant à assurer :

  • La sécurité des populations civiles ;
  • Le retour digne et sécurisé des réfugiés ;
  • La justice sociale et la protection des droits humains ;
  • Un développement durable dans les régions affectées.

Mais au-delà des intentions, c’est surtout le calendrier précis des prochaines étapes qui marque une rupture avec les précédents processus restés lettre morte.


Les dates clés à retenir :

▶ Avant le 29 juillet 2025 : Mise en œuvre des engagements de la déclaration

Les parties s’engagent à appliquer, d’ici cette date butoir, les dispositions contenues dans la Déclaration de principes. Cela inclut notamment :

  • Le cessez-le-feu effectif sur les lignes de front ;
  • La levée des barrières illégales ;
  • L’accès humanitaire aux populations déplacées.

▶ À partir du 8 août 2025 : Ouverture des négociations de paix

Les négociations directes s’ouvriront au plus tard à cette date, en vue de conclure un accord de paix global. Ces discussions s’inscriront dans le cadre de l’Accord de paix bilatéral entre la RDC et le Rwanda, signé à Washington le 27 juin 2025, sous les auspices des États-Unis.

▶ 17 août 2025 : Date limite pour la signature d’un accord de paix global

Les deux camps visent à parvenir à un consensus d’ici le 17 août, avec une volonté affichée de compromis et de responsabilité. L’accord attendu devra notamment régler les questions sensibles du désarmement, de la réintégration des combattants, et du statut politique des membres du M23-AFC.


Un appui diplomatique régional et international

La Déclaration de Doha a été rendue possible grâce à un effort diplomatique coordonné :

  • Le Qatar est salué pour son rôle central de facilitation ;
  • Les États-Unis sont remerciés pour leur soutien stratégique, notamment dans la mise en œuvre de l’accord RDC-Rwanda ;
  • L’Union africaine est aussi mentionnée pour son engagement continu dans la recherche d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Une lueur d’espoir… sous conditions

Si cette déclaration marque une avancée historique sur le papier, plusieurs observateurs restent prudents. Des précédents accords ont été signés par le passé sans jamais être appliqués. La volonté politique réelle des signataires, mais aussi la pression constante de la communauté internationale, seront déterminantes pour éviter que ce nouveau processus ne soit une promesse de plus sans lendemain.


Patrick Kalume

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